L’association autrichienne Noyb, fondée par le juriste Max Schrems, dépose ce 27 octobre cinq plaintes contre Scale AI en France, en Italie, aux Pays-Bas et en Autriche, aux côtés de travailleur·euses de sa plateforme Outlier et des collectifs DiPLab, Intérêt à Agir et Reversing.Works (Noyb). Outlier fait travailler plus de 900 000 indépendant·es, souvent diplômé·es, qui rédigent des prompts et annotent des données pour entraîner les modèles de Google, OpenAI, Meta ou Anthropic, payé·es 20 dollars de l’heure, moitié moins au-delà de vingt minutes passées sur une tâche (Le Monde). Les plaintes visent les traceurs de Facebook, TikTok, LinkedIn, Sprig et Datadog, qui transmettent adresses IP, identifiants et pages consultées toutes les quelques secondes, sans consentement selon Noyb. Elles visent aussi la vérification biométrique répétée confiée à Persona, start-up financée par Founders Fund, le fonds de Peter Thiel, dont la fuite (BBC) d’octobre 2025 aurait exposé quelque 70 000 photos de pièces d’identité. Ceux et celles qui entraînent l’IA travaillent sous un régime de surveillance que Scale AI justifie par la lutte contre la fraude.
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