Matignon a demandé le 22 octobre à Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom de se tenir prêts à bloquer Snapchat, TikTok et Instagram, puis X, pendant la manifestation du 24 octobre, révèle Blast (Blast). Le dispositif prévoyait quelques heures de filtrage DNS sur les réseaux mobiles. Les opérateurs ont émis de fortes réserves, doutant de son efficacité face aux VPN et réclamant un acte signé et publié, quand le gouvernement envisageait une simple instruction hors Journal officiel (Clubic). Le blocage n’a pas été déclenché. Matignon s’appuyait sur une décision du Conseil d’État qui, en avril 2025, avait annulé la suspension de TikTok en Nouvelle-Calédonie tout en admettant une coupure nécessaire, proportionnée et limitée dans le temps. Une mesure que nombreux ont été à dénoncer comme une preuve supplémentaire de l’autoritarisme du gouvernement, à l’intar de l’ONG Freedom House qui recensait 22 pays autoritaires en 2022 ayant employé ce type de manoeuvre pour contenir la contestation. La mesure n’a pas été prise, mais Meta a participé à la surveillance des réseaux (BFM) en modérant ses plateformes en collaboration avec les autorités.
Soutenez Synth
CET ARTICLE EST DISPONIBLE POUR TOUTES ET TOUS
Face à la domination des GAFAM et de leurs algorithmes opaques, nous vous aidons à reprendre la main sur les récits technologiques qui façonnent notre quotidien.
En soutenant Synth, vous co-construisez une voix forte, libre et indépendante. Vous pouvez faire un don à partir de 1€
Contribuez dès aujourd’hui avec un don défiscalisé à 66 %.
Chaque euro compte, et un engagement mensuel multiplie l’impact.



