Sur les terrains de deux futurs centres de données de Google, à Muhos et à Otanmäki, dans le nord de la Finlande, quelque 400 000 arbres ont été abattus avant l’achèvement des évaluations d’impact environnemental, a estimé l’écologue Mari Annala, de la Ligue finlandaise pour la protection de la nature (The Guardian). Le 6 octobre, l’Agence des licences et du contrôle (LVV) a enjoint à la filiale Tuike Finland de suspendre les travaux (LVV). Antti Järvinen, directeur de Google pour la Finlande, s’est excusé tout en assurant avoir agi selon la « meilleure compréhension » de la loi. Hanna Halmeenpää, présidente de la Ligue, parle d’« arrogance pure » et accuse l’entreprise d’avoir abusé d’un système d’autorisation fondé sur la confiance. Le gouvernement de Petteri Orpo, qui conduit une politique de coupes budgétaires, avait fait de l’attraction de ces investissements, quelques 13 milliards d’euros dans ce seul projet, une « priorité absolue ». Jussi Kangasharju, directeur du département d’informatique de l’université d’Helsinki, n’y voit lui guère de bénéfice national pour un pays où ces opérateurs paient très peu d’impôt sur les sociétés.
Soutenez Synth
CET ARTICLE EST DISPONIBLE POUR TOUTES ET TOUS
Face à la domination des GAFAM et de leurs algorithmes opaques, nous vous aidons à reprendre la main sur les récits technologiques qui façonnent notre quotidien.
En soutenant Synth, vous co-construisez une voix forte, libre et indépendante. Vous pouvez faire un don à partir de 1€
Contribuez dès aujourd’hui avec un don défiscalisé à 66 %.
Chaque euro compte, et un engagement mensuel multiplie l’impact.




