Dans un communiqué daté du 16 juillet 2026, la Maison Blanche s’alarme de la résurgence du « terrorisme d’extrême-gauche ». Une classification aux contours flous qui s’étend aux militants et activistes critiques des nouvelles technologies et de l’IA, confirment des documents internes du FBI et du Département de la Sécurité Intérieure.
Après l’antifascisme associé au « terrorisme domestique » au mois de novembre 2025, le président Donald Trump s’attaque de nouveau à la « violence politique » de la gauche radicale et fait de cette « menace » la cible de sa politique répressive. Celle-ci figure dans la liste des menaces prioritaires du contre-terrorisme américain, aux côtés du terrorisme islamiste ou du narcoterrorisme. Le 16 juillet 2026, le Département d’État américain a donc annoncé déployer des moyens internationaux afin de lutter contre ce que l’administration trumpiste qualifie de « résurgence du terrorisme d’extrême-gauche ». En parallèle, des documents internes au FBI et à au département de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security) confirment que cette qualification englobe désormais les actions de résistance technologique, en particulier celles ciblant l’intelligence artificielle.
« Extrémisme anti-tech »
Bien que très divers dans ses motivations idéologiques, ses stratégies et ses objectifs politiques, l’activisme critique des technologies est dans le viseur des autorités américaines. L’administration Trump s’alarme ainsi de la « convergence » entre un « extrémisme anti-Américain, l’antisémitisme ou l’activisme anti-tech ». Pour l’administration Trump, ce dernier aspect en particulier alimente une « menace transnationale » dont l’Europe serait l’un des foyers actifs. Pour étayer son propos, l’administration Trump s’appuie sur le rapport Europol faisant état de la menace terroriste en Europe, en ne retenant que la maigre section relative au terrorisme anarchiste. Celle-ci ne répertorie pourtant que des actions mineures commises contre des véhicules et des bâtiments en Italie, en Grèce et en Allemagne.
En parallèle, des documents internes aux services de sécurité intérieure américains et au FBI obtenus par le magazine Wired s’alarment de « possibles soulèvements » liés à l’adoption massive des intelligences artificielles, soulignant que ces résistances pourrait alimenter une « menace de nature terroriste ». La focale répressive qui se porte sur « l’extrémisme anti-technologies » pourrait donc englober des éléments de nature très diverses, depuis des actions violentes non-coordonnées —comme les attaques au cocktail Molotov ayant ciblé la maison de Sam Altman à San Francisco, aux incendies ciblant des concessions Tesla — jusqu’au mouvement global de résistance contre la construction de data centers qui enfle aux États-Unis. Ces rapports semblent ainsi mettre dans le même panier des extrémistes violents tenant des propos « paranoïaques » relatifs à une possible « IA générale » et des activistes se présentant comme « néo-luddites ».
À l’avenir, les autorités américaines déploient leur arsenal de surveillance afin d’identifier et « monitorer » les personnes « exprimant des opinions critiques vis-à-vis de l’IA ». Des interdictions de séjours sur le territoire étasunien pourrait ainsi s’appliquer afin de juguler ce que l’administration Trump qualifie de « menace terroriste transationale ».
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